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Atlas pratique du bien vieillirEntre Moselle & Alzette

Grand-Duché de Luxembourg

Vieillir chez soi au Luxembourg

Un pays où l'on peut rester chez soi longtemps grâce à une assurance dépendance universelle, et sortir facilement grâce aux transports publics gratuits.

Chez soi

Des réseaux d'aides et de soins agréés couvrent tout le pays ; les communes ajoutent souvent repas sur roues et téléalarme.

Aides

L'assurance dépendance prend en charge les aides pour les actes essentiels de la vie, après une évaluation à domicile.

Sorties

Bus, tram et trains gratuits en deuxième classe, transport adapté Adapto, clubs Aktiv Plus à partir de 50 ans.

Le Grand-Duché compte un peu plus de 680 000 habitants, auxquels s'ajoutent chaque jour plus de 200 000 frontaliers venus de Lorraine, de Wallonie, de Sarre et de Rhénanie-Palatinat. Beaucoup d'entre eux ont des parents qui vieillissent de l'autre côté de la frontière, et beaucoup de retraités luxembourgeois ont des enfants installés ailleurs. Les règles qui suivent concernent les personnes qui résident au Luxembourg.

Les services à domicile

Chez soi

Le maintien à domicile repose sur des réseaux d'aides et de soins agréés par l'État, présents dans tout le pays. Ils interviennent pour la toilette, l'habillage, les repas, le ménage, les courses, mais aussi pour les soins infirmiers prescrits par le médecin. On choisit librement son réseau ; la plupart ont des antennes régionales, ce qui permet de garder les mêmes intervenantes au fil des mois.

Autour de ces réseaux, les communes et les offices sociaux complètent l'offre :

  • les repas sur roues, livrés chaque jour à domicile, souvent avec un menu adapté sur demande ;
  • la téléalarme, un bracelet ou un pendentif qui permet d'appeler à l'aide en appuyant sur un bouton ;
  • les centres de jour, qui accueillent en journée des personnes qui ne peuvent plus rester seules, et soulagent la famille ;
  • les logements encadrés, pour qui veut un appartement à soi avec un service sur place.
Le pont Adolphe, à Luxembourg, traversé par un tram
Le tram relie les quartiers de la capitale, gratuitement.

L'assurance dépendance

Aides

Créée par une loi de 1998 et entrée en vigueur en 1999, l'assurance dépendance couvre toutes les personnes assurées au Luxembourg, quel que soit leur âge. Elle intervient quand une personne a besoin de l'aide d'un tiers pour les actes essentiels de la vie (hygiène, élimination, nutrition, habillage, mobilité) pendant au moins trois heures et demie par semaine, et que ce besoin doit durer plus de six mois.

La démarche suit toujours le même ordre :

  • le formulaire de demande est rempli avec le médecin traitant, qui joint son rapport ;
  • il est adressé à la Caisse nationale de santé ;
  • une équipe de l'administration d'évaluation se déplace à domicile pour mesurer les besoins ;
  • une décision fixe le temps d'aide pris en charge, fourni par un réseau agréé ou, en partie, par un proche aidant.

L'assurance dépendance finance aussi des aides techniques (lit médicalisé, fauteuil, déambulateur) et peut participer à l'adaptation du logement. Pour les autres aides sociales, l'office social de la commune reste le premier interlocuteur.

Transports et activités

Sorties

Depuis le 1er mars 2020, bus, tram et trains sont gratuits en deuxième classe sur tout le territoire. C'est une chance pour les personnes qui ne conduisent plus : un rendez-vous, un marché, une visite à un ami, sans calculer le prix du trajet. Les horaires de toutes les lignes se consultent sur le site national des transports publics.

Pour les personnes à mobilité réduite, le service Adapto propose un transport porte à porte, sur réservation, aux titulaires d'une carte délivrée selon des critères médicaux.

Les clubs Aktiv Plus, ouverts à partir de 50 ans, organisent dans tout le pays des cours, des promenades, des ateliers et des moments conviviaux. Pour des idées d'escapades, l'atlas propose un itinéraire de sorties faciles.

Pour les familles

Bon à savoir

Le portail public Infosenior rassemble en un seul endroit les adresses des réseaux, des centres de jour, des clubs et des services de téléalarme, région par région. C'est le bon point de départ pour un proche qui découvre le système. Pour la question du pays compétent quand on a travaillé de part et d'autre de la frontière, voir l'itinéraire des aides et démarches.

Page relue le 19 octobre 2026.